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17 juin 2016
France

BASF accélère en recentrant ses activités de recherche

- BASF maximalise ses leviers de croissance grâce à ses innovations et ses avancées technologiques

- Notre portefeuille innovation est alimenté par le travail d’environ 10 000 collaborateurs et par un budget de R&D de près de 2 milliards d’euros

- Cette conférence de presse R&D a présenté des projets actuels issus des trois plateformes de recherche internationales

Ludwigshafen, Allemagne – Le secteur de la chimie évolue en permanence grâce aux moteurs de l’innovation et des nouvelles technologies. Fort de sa réussite dans cet environnement, BASF accélère son développement et recentre ses activités de recherche et développement, a déclaré Martin Brudermüller, Vice-président du Board en charge de la R&D chez BASF, lors de la conférence de presse qui s’est tenue le 8 juin à Ludwigshafen. Même si la R&D de BASF est déjà un important vecteur de réussite avec une contribution de près de 10 milliards d’euros de ventes de produits innovants, le groupe doit continuer à adapter ses pratiques dans un contexte qui évolue fortement, a-t-il ajouté.

« En R&D, nos facteurs de réussite sont la créativité, l’efficacité et l’intégration. Notre priorité, c’est d’encourager la créativité et créer les conditions nécessaires pour y parvenir. Le travail créatif et efficace est également favorisé par l’interconnection. Pour ce faire, nous devons combiner intelligemment les compétences de notre équipe internationale de « Recherche et Développement » avec nos réseaux de partenaires extérieurs ». Les équipes R&D de BASF devront faire preuve de plus de flexibilité et d’ouverture. « Nous gagnons en rapidité en nous mettant constamment au défi de réagir aux changements tout en traitant les bons enjeux de manière ciblée » a-t-il ajouté.

Les chiffres impressionnants du Global Know-How Verbund*
En chimie, les innovations reposent sur une recherche et un développement orientés vers les défis du 21ème siècle et les besoins de nos clients. En 2015, les activités de R&D de BASF ont englobé environ 3 000 projets et les dépenses engagées pour la recherche et le développement ont atteint 1,953 millions d’euros (1,884 millions d’euros en 2014). Les divisions opérationnelles sont à l’origine de 79 % de ces dépenses R&D. Les 21 % restants ont été alloués à la recherche « corporate » inter-divisions ciblée sur des enjeux stratégiques à long terme pour le Groupe BASF. Pour permettre aux idées prometteuses d’entrer plus vite sur le marché, BASF réévalue et adapte régulièrement ses projets de recherche.
La force d’innovation de BASF repose sur son équipe internationale de collaborateurs hautement qualifiés dans différentes disciplines : en 2015, le département « Recherche et Développement » employait environ 10 000 personnes dans le monde. Les domaines de recherche « Procédés et Génie chimique », « Matériaux avancés et Systèmes » et « Sciences biologiques » constituent les trois plateformes de recherche internationales de BASF et sont implantées dans les principales régions où l’entreprise est présente : en Europe, Asie-Pacifique et Amérique du Nord. Connectées aux équipes de développement des divisions business de BASF, elles forment le coeur du Global Know-How Verbund. Avec près de 4 900 collaborateurs en R&D, le site de Ludwigshafen/Limburgerhof reste le principal centre de recherche de BASF. Sur ce site, la plateforme « Matériaux avancés et systèmes » a été renforcée par un investissement dans un nouveau bâtiment dédié à la recherche créant des espaces de travail modernes et des conditions de travail idéales pour les quelque 200 chercheurs.

Lors de la conférence de presse, les experts de BASF ont présenté des exemples de projets actuels de chacune des trois plateformes de recherche internationales.

Nouveaux catalyseurs : de la valeur ajoutée pour l’épuration des gaz d’échappement et les raffineries
Pour la plateforme de recherche « Procédés et Génie chimique », l’accent a été placé sur les zéolites spécifiques, comme le cuivre-chabazite de BASF, qui jouent un rôle crucial dans les catalyseurs de contrôle des émissions pour moteurs diesel en raison de leur efficacité particulière dans l’élimination de l’oxyde d’azote présent dans les gaz d’échappement. La demande en systèmes modernes de catalyse pour le secteur automobile connaît une croissance forte du fait de la réglementation de plus en plus stricte en matière de contrôle des émissions. Pour satisfaire cette demande, les chercheurs de BASF travaillent en permanence au développement de la nouvelle génération de zéolites spécifiques. BASF a également mis au point une technologie de catalyse au bore (BoroCatTM) pour les raffineries de pétrole permettant d’augmenter le rendement de transformation du pétrole brut en essence, diesel ou autres carburants. Le nickel contenu dans le pétrole brut pose un défi particulier pour le traitement ultérieur, puisqu’il augmente considérablement la génération de sous-produits indésirables comme le coke de pétrole et l’hydrogène. Avec la structure optimisée de ses pores, le nouvel agent de catalyse de craquage catalytique (FCC) BoroCat intercepte le nickel pendant le traitement, prévenant ainsi les réactions chimiques indésirables.

Utiliser les biotechnologies blanches : enzyme thermostable pour l’alimentation animale

Pour les chercheurs de BASF de la plateforme « Sciences biologiques », l’accent a été mis sur le développement d’une nouvelle phytase (Natuphos®E) améliorée pour l’alimentation animale. La phytase est une enzyme qui permet aux animaux de mieux digérer le phosphate contenu naturellement dans l’alimentation d’origine végétale. Mais de nombreuses enzymes sont thermo-sensibles et peuvent être détruites par les températures élevées du process de fabrication des aliments pour animaux, ce qui annule le bénéfice attendu des enzymes. Pour élaborer une phytase efficace et thermostable, les chercheurs de BASF ont testé des phytases nombreuses et variées existantes naturellement chez les bactéries puis les ont utilisées pour mettre au point la meilleure phytase possible à l’aide de méthodes biotechnologiques. Une souche de production appropriée, basée sur le champignon Aspergillus niger, a été développée pour la production en fermenteur de l’enzyme. La nouvelle phytase a déjà été lancée dans certains pays d’Asie et d’Amérique du Sud, ainsi qu’aux États-Unis. En Europe, l’approbation est prévue pour 2016.

Nouveau plastique : minimiser le bruit et les vibrations
La plateforme « Matériaux avancés et Systèmes » s’est concentrée sur la mise au point de matériaux innovants pour réduire le bruit, les vibrations. Les experts de BASF étudient les moyens de minimiser les bruits et vibrations indésirables grâce à la conception de nouveaux matériaux et composants. Cet enjeu gagne en importance puisque les niveaux de bruit de fond et de vibration continuent à augmenter à mesure que nos maisons et environnements de travail sont de plus en plus automatisés. En électromobilité, par exemple, les moteurs font moins de bruit mais d’autres fréquences irritantes sont de plus en plus présentes et doivent être réduites. Un autre exemple concerne les appareils ménagers. Avec l’urbanisation croissante, de plus en plus de personnes vivent en appartements. Non seulement ces foyers sont équipés de plus en plus d’appareils ménagers, mais les équipements sont de plus en plus puissants. Les bruits et vibrations qui en résultent doivent donc être minimisés. Une équipe interdisciplinaire de BASF, composée de chimistes, de physiciens et d’ingénieurs, teste de nouveaux polymères pouvant être utilisés pour minimiser les effets des fréquences pouvant être ressenties et entendues entre 1 et 20 000 Hertz. En fonction de la plage de fréquence et de l’usage final, les chercheurs de BASF peuvent modifier, grâce aux simulations sur ordinateur, la conception des composants, la structure moléculaire ou en mousse des matériaux utilisés (polyamides, polyuréthanes, mousses en résine de mélamine).

Dernière mise à jour 17 juin 2016