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7 octobre 2016
France

Peut-on cultiver des légumes dans l'espace ? Un projet d’agriculture spatiale

- BASF met son savoir-faire au service de trois étudiants allemands analysant les effets de l'apesanteur sur la culture des légumes. Soutenu par la NASA, ce projet a pour objectif de déterminer si la reproduction végétative de légumes est possible dans l'espace.
- En toile de fond, l’espoir de pouvoir alimenter les astronautes en aliments frais au cours de leurs missions. Un vol est prévu vers la station spatiale internationale début 2017.

C’est en début d’année 2017 que le projet "V3PO", parrainé par BASF et soutenu par la NASA, prendra son envol en décollant vers la Station Spatiale Internationale (SSI). L’objectif de cette mission ? Découvrir si la reproduction végétative est possible dans l’espace. Si tel est le cas, cette agriculture spatiale serait un grand pas pour l’approvisionnement en nourriture pour les vols spatiaux de longue durée, comme ceux à destination de Mars.


A l’origine de ce projet ambitieux, trois étudiants de la faculté d'agriculture de l'école Edith Stein de Ravensburg, en Allemagne. Maria Koch, Raphael Schilling et David Geray veulent découvrir si, en apesanteur, des boutures produisent des racines et étudier le comportement de ces racines dans le temps. Si ce projet s’avère fructueux, la production d’aliments frais lors de missions spatiales sera possible. Et sans transporter de grandes quantités de semences.
« C'est sans doute l'expérience la plus extraordinaire à laquelle j'ai participé avec mon équipe », confie le Dr. Sebastian Rohrer du département de recherche sur les fongicides de la division Protection des Cultures de BASF. « Nous attendons impatiemment le lancement de cette étude et sommes curieux d'en connaître les résultats. »

Un projet de recherche visionnaire
Contrairement aux autres expériences conduites en absence de gravité, les étudiants n’étudieront pas la croissance des racines lors de la germination des graines mais les boutures. Dépourvues de système racinaire, il s’agit d’étudier si les boutures peuvent produire des racines, des pousses et des feuilles sans l’influence de la gravité. Dans le même temps, un test similaire sera conduit sur Terre, c'est-à-dire en conditions normales de gravité.

BASF collabore avec les chercheurs en agronomie du futur
BASF est la seule entreprise qui apporte son soutien scientifique à ce projet.  « Notre cœur bat pour la recherche et l’innovation. Nous sommes toujours en quête de nouvelles voies pour répondre de grands défis. Nous aimons les idées révolutionnaires et la manière de penser non conventionnelle. C'est pourquoi nous aidons l'équipe "V3PO" en lui prodiguant des conseils scientifiques. Nous en tirerons non seulement de nouvelles connaissances sur le comportement des plantes, mais ce sera également une source d'inspiration pour de nouveaux domaines de production », explique Harald Rang, Vice-président senior R&D de la division Protection des Cultures de BASF.
C’est au sein du Centre de recherche agronomique de BASF à Limburgerhof, en Allemagne que les trois étudiants ont préparé leur expérience. Elle sera ensuite réalisée dans les laboratoires du Centre spatial Kennedy en Floride. La préparation est essentielle puisqu’une fois dans l’espace les boutures devront faire face à la différence de température et d’humidité. Le risque ? Les boutures pourraient être contaminées par des bactéries et des champignons. L’expertise et les produits de BASF sont donc essentiels. Les fongicides de BASF contribueront à protéger les boutures des maladies fongiques au cours de la recherche sur l'ISS et lors du voyage aller et retour.
Outre BASF, d'autres sponsors soutiennent le projet "V3PO" : Dreamup, Mymicrogravity, le Ministère fédéral allemand de l'Économie et de l'Énergie, le Centre national aérospatial allemand et sa cellule interne de conseil aux entreprises, Airbus et Kreissparkasse de Ravensburg. C'est le premier projet d'une école allemande que la NASA intègre dans son programme d'éducation.

Dernière mise à jour 7 octobre 2016