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30 mai 2017
France

A New York, BASF participe à une oeuvre d’art qui vous plonge dans le silence

- Jusqu’au 2 août 2017, le musée Solomon R. Guggenheim propose à ses visiteurs de revisiter le silence grâce à l’oeuvre d’art PSAD Synthetic Desert III.
- Une installation rendue possible grâce au Basotect® de BASF, un matériau unique qui permet d’absorber le son.

Avec une puissance sonore bien au-delà de 90 décibels dans les restaurants et un métro produisant à lui seul plus de 80 décibels, le bruit est constant à New York. Dans cette ville, classée parmi les dix villes les plus assourdissantes du monde, l’oeuvre d’art PSAD Synthetic Desert III du musée Solomon R. Guggenheim propose une échappée sereine dans le silence.

Créer un silence total
Conçue par Doug Wheeler, cette oeuvre d’art est réalisée par le musée Guggenheim et sponsorisée par l’entreprise BASF. Dans une « chambre semi-anéchoïque » dessinée pour supprimer tous les sons ambiants, sauf les plus faibles, cette oeuvre d’art manipule habilement le son, la lumière et l’espace. L’installation repose en partie sur la technologie d’atténuation normalement appliquée aux expériences et aux essais dans le domaine de l’ingénierie du son. L’éclairage et la configuration de la salle visent à induire une impression optique d’espace infini. Doug Wheeler compare la perception visuelle et acoustique de Synthetic Desert III à sa propre expérience dans les déserts du nord de l’Arizona, où l’absence presque totale de bruit influence profondément la sensation visuelle de distance.
« Le silence tel que nous le connaissons se situe à 30 décibels. Dans la chambre semi-anéchoïque de Doug Wheeler, il est de l’ordre de 10 à 15 décibels, ce qui permet d’entendre les battements de son propre coeur », explique Doyle Robertson, spécialiste de la mousse de mélamine pour BASF en Amérique du Nord.

Basotect®, un matériau unique qui absorbe le son
Pour créer ce silence total, l’oeuvre est dotée de propriétés anéchoïques remarquables reposant en partie sur une mousse de mélamine souple et alvéolaire. Appelée Basotect®, elle offre de grandes propriétés d’absorption sonore. Par ailleurs, c’est un matériau très léger, facile à installer et qui présente d’excellentes propriétés au feu.

Le Basotect® est utilisé dans de nombreux domaines comme l’architecture, la construction et l’industrie. On le retrouve par exemple dans les gratte-ciels de New York, dont il insonorise les cabines d’ascenseur, les plus rapides d’Amérique du Nord (jusqu’à 38 km/h). Grâce à son absorption acoustique élevée et sa capacité à prendre presque toutes les formes, le Basotect® inspire également les architectes, designers, ingénieurs du son et autres. Il leur donne le pouvoir de créer des espaces agréables à l’oeil et à l’oreille - qu’il s’agisse d’un espace sportif, d’une salle de concert ou d’un studio d’enregistrement.

« Les propriétés et les capacités de conception du Basotect® en font un choix idéal pour l’exposition du Guggenheim », déclare Joerg Hutmacher, PDG de pinta acoustic, qui développe des produits d’insonorisation tridimensionnels pour le plafond et les murs. « À ma connaissance, aucun autre produit n’aurait pu matérialiser la vision de l’artiste. »

Savant mélange de chimie, d’art et d’architecture, l’installation du Guggenheim se composera de 400 pyramides et 600 biseaux de Basotect® recouvrant le sol, les murs et le plafond de la salle. Le musée – en la personne de Francesca Esmay, conservatrice, Jeffrey Weiss, conservateur en chef et Melanie Taylor, directrice de la conception des expositions – a travaillé deux ans avec l’artiste pour produire l’oeuvre. L’équipe a soigneusement sélectionné le matériau qui lui donnera corps. Conçue en 1971, cette oeuvre verra le jour pour la première fois au Guggenheim.

Dernière mise à jour 30 mai 2017